- Registres
- Familier + 3 keigo (teineigo, sonkeigo, kenjōgo)
- Choix sûr par défaut
- Teineigo (-desu/-masu)
- Quand l’apprendre
- Teineigo dès le 1er jour, keigo après le 9e mois
- Où on l’entend le plus
- Service client, appels professionnels
Ce qu’est le keigo
Le keigo n’est pas seulement « du japonais poli ». C’est un système structurel : les noms, les verbes et même certains pronoms changent de forme selon qui parle, de qui on parle et la distance sociale entre les personnes. Une même phrase française, « je suis ici », peut devenir いる, います ou おります selon le registre.
Le keigo compte trois registres principaux. Le teineigo (-desu/-masu) est le style poli par défaut, sûr dans presque toutes les situations. Le sonkeigo élève l’interlocuteur ou le sujet (« venir », dit d’une personne respectée = いらっしゃった). Le kenjōgo abaisse la personne qui parle (« venir », dit de soi = まいりました). La plupart des adultes qui apprennent doivent savoir reconnaître les trois ; pour la production, on commence par le teineigo et on progresse à partir de là.
Quand utiliser quel registre
Familier (タメ口) : amis proches et famille. On abandonne -desu/-masu et on utilise les formes neutres.
Teineigo : inconnus, camarades de classe, toute personne que tu rencontres pour la première fois, service client. Le choix sûr par défaut.
Sonkeigo : pour parler de quelqu’un placé au-dessus de toi (supérieur, aîné, client) ou s’adresser directement à cette personne avec un langage élevé.
Kenjōgo : pour parler de toi ou de ton groupe quand ton interlocuteur est placé au-dessus de toi (appels professionnels, entretiens formels, service traditionnel).
Comment l’apprendre
Commence par le teineigo. C’est la forme que les manuels de japonais enseignent pendant les trois premiers mois, et celle que tu utiliseras dans 80 % des échanges réels.
Ajoute le sonkeigo et le kenjōgo vers le 9e à 12e mois, quand tu as assez de vocabulaire pour que les verbes de substitution du keigo ne te submergent pas. Les guides de phrases pour les métiers du service (ceux destinés aux travailleurs japonais) sont étonnamment efficaces pour enseigner ces structures en contexte.
Observe les échanges de service en japonais : supérettes, hôtels, gares. Les formules y sont chargées de keigo, et tu entendras les mêmes constructions des centaines de fois.
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Questions fréquentes
Faut-il apprendre le keigo pour vivre au Japon ?+
Pour le reconnaître, oui. Pour le produire, seulement au niveau que ton travail exige. Les touristes et les résidents en contexte informel s’en sortent avec le teineigo. Les employés de bureau ont besoin du sonkeigo et du kenjōgo avec les clients. Le personnel de restaurant et d’hôtel les utilise en permanence.
Le keigo est-il en train de disparaître en japonais moderne ?+
Son usage se restreint, surtout chez les jeunes en contexte informel. Mais il reste essentiel dans le monde professionnel, le service formel et les cadres traditionnels. Connaître passivement le keigo est indispensable pour travailler dans une entreprise japonaise.
Que pensent les Japonais des étrangers qui utilisent le keigo ?+
En général, ils apprécient. Les erreurs sont pardonnées. La plupart sont contents qu’une personne étrangère ait essayé et ne sanctionneront pas les erreurs comme ils le feraient avec un pair japonais.
